top of page

Surcharge émotionnelle - Ou comment j’ai tenté de réguler un état difficile chez mon chien

Introduction – Pourquoi cet article

Cet article est un peu particulier.

Je l’écris en tant que coach canin, avec ce que cela implique d’observation, de réflexion et de connaissances sur le comportement du chien (humblement!)

Mais je l’écris surtout en tant que “dogmum” inquiète, profondément attachée à son chien, et désireuse de faire au mieux pour lui.

Je ne suis pas vétérinaire. Je ne pose pas de diagnostic.

Et ce que vous allez lire ici n’a pas vocation à être une vérité universelle.

Il s’agit d’un retour d’expérience personnel, basé sur :

  • mes observations,

  • mon ressenti,

  • mon cheminement,

  • et les outils que j’ai choisi de mettre en place pour accompagner mon chien, dans une période délicate.

J’ai volontairement choisi de vulgariser au maximum, afin que ces informations soient accessibles au plus grand nombre. Il ne s’agit ni d’une étude scientifique, ni d’un article exhaustif sur la santé émotionnelle du chien.

Juste l’histoire d’un binôme humain–chien, confronté à une accumulation d’événements, et à leurs conséquences émotionnelles.

Si cet article peut :

  • aider un humain à mieux comprendre son chien,

  • normaliser certaines réactions,

  • encourager à se renseigner ou à se faire accompagner (coach, véto, pharmacie, …)

  • ou simplement rassurer quelqu’un qui traverse une situation similaire,

alors il aura pleinement rempli son rôle.


Rackham, avant tout ça

Avant de vous expliquer le contexte, il me semble important de vous présenter Rackham. Mon beau gosse à tâches.


Rackham est un dalmatien, avec tout ce que cela implique :un chien joyeux, clown, très sociable, mais aussi sensible, très connecté à son environnement et particulièrement expressif.


Il n’est pas “anxieux” au sens clinique du terme.

Mais il est émotionnellement réactif (même si c’est souvent dans le bon sens) ou très sensible si on veut…


Chez Rackham, le “trop” se voit. Surtout le trop content 😉

Il est sensible à :

  • certains bruits sourds,

  • les pleurs de bébés, d'enfants,

  • le son du piano (surtout quand c’est Jean-Christophe qui joue 😉).

  • Il déteste que je lève la voix, même au téléphone ou sur Tobias

  • Il a aussi une petite (heu… plutôt grande) appréhension du coupe-griffes.


Rackham présente également un attachement très fort à ma personne.

Lorsque je ne suis pas là, il s’éteint littéralement : panier, immobilité, comme si on avait appuyé sur un bouton "off" ... alors qu’en ma présence, il est très démonstratif avec toute la famille.


Par le passé, Rackham a déjà présenté des épisodes de léchage compulsif, principalement le soir, et uniquement lorsque je suis présente.

Ces comportements apparaissaient surtout lorsque ses besoins, notamment sociaux, n’étaient pas suffisamment remplis (pour Rackham les copains et les gens c’est la vie… enfin avec la bouffe 😉)

Ces épisodes avaient été fortement réduits grâce :

  • à une meilleure réponse à ses besoins,

  • à la mastication,

  • et à une approche globale inspirée de la pyramide de Maslow et de la formule de l’activité générale.


Rackham sait se poser. Il aime les routines. Il trouve beaucoup d’équilibre dans :

  • ses activités,

  • ses balades,

  • ses interactions sociales,

  • ses grosses siestes dans le divan en nous écrasant un peu,

  • et la mastication.


Le contexte : une accumulation plutôt qu’un événement isolé

Pour comprendre ce que Rackham a traversé, il est important de replacer les choses dans le temps.

Ce n’est pas un événement isolé, mais une succession de situations, sur une période relativement courte.


Vendredi 19 décembre

Je remarque que ses urines sont légèrement rosées.

Le doute s’installe.

Rackham ayant déjà subi deux opérations pour des calculs d’urate, je surveille de près ses pipis et son alimentation.


Samedi 20 décembre

Balade chez mon amie Lise (Oh My Buddy).

Rackham s’éclate, est en super forme, mais mes doutes se confirment, ses urines ne sont pas jaunes, mais roses.

Sur le trajet du retour, je contacte notre vétérinaire (Amivet, Neupré).Nous sommes reçus dans l’heure.

Un traitement pour infection urinaire est mis en place, avec des examens complémentaires prévus le lundi

À noter – Spécificité dalmatien : Chez le dalmatien, les troubles urinaires sont pris très au sérieux en raison de prédispositions métaboliques connues.


Lundi 22 décembre

Rackham est admis à 8h pour examens approfondis.

Le verdict tombe :un calcul d’environ 3 cm dans la vessie, probablement en oxalate de calcium (et non en urate car visible à la radio).


L’opération est programmée pour le lendemain.

Afin d’éviter de multiplier les anesthésies, les réveils, Rackham reste hospitalisé durant 48h

Pourquoi un calcul de 3 cm est problématique? Un calcul de cette taille irrite mécaniquement la paroi vésicale, entretient une inflammation chronique et peut provoquer des spasmes douloureux lors de la miction. Chez le chien, la douleur est souvent silencieuse : elle s’exprime par des changements de comportement plus que par des plaintes.


Mardi 23 décembre – L’opération

Rackham subit une cystotomie :

  • ouverture de l’abdomen,

  • ouverture de la vessie,

  • retrait du calcul,

  • rinçage complet de la vessie,

  • fermeture.

Le calcul est énorme. Il a probablement généré des douleurs en amont.

Pour un chien, l’opération n’a aucun sens explicatif : séparation, odeurs inconnues, manipulations, anesthésie, douleur post-opératoire, immobilité, collerette.

Même une chirurgie parfaitement réussie médicalement peut laisser une trace émotionnelle.


Jours post-opératoires (fin décembre)

Repos strict.

Petits pipis dans le jardin.

Balades en laisse uniquement après trois jours.

Plus de copains pour plusieurs semaines.

Côté alimentation :

  • passage à une alimentation 100 % médicalisée (Medika Urate / équivalent Hill’s U/D),

  • arrêt total des mastications,

  • plus aucun reste.

Côté médical :

  • antibiotiques,

  • anti-inflammatoires.

  • Soutient gastrique (Oméoprazol)


24–25 décembre & 31 décembre

Feux d’artifice répétés, malgré les interdictions communales.

Rackham est tétanisé, tremblant, figé derrière le divan.


Fin décembre – début janvier

Apparition progressive de :

  • hypervigilance,

  • léchage compulsif de très longue durée sur tout le corps,

  • hypersensibilité aux bruits, (peur du papier bulle qui éclate, des boules de neige)

  • peau très rosée, parfois à vif, particulièrement au niveau du ventre (rasé pour l'opération), l'intérieur des cuisses,

  • zone rosée sur la fesse (glandes anales ?),

  • vomissement de bile le matin à jeun,

  • difficulté à se laisser manipuler lors de la visite post-op (alors qu’il est hyper content de voir ses amis de chez Amivet


12 janvier

Bruits de neige  qui fond sur le toit et qui tombe

Je rentre sur le temps de midi et  retrouve Rackham figé dans le divan et tremblant (avec son sourire de malaise)

Je comprends que mon grand chien est en surcharge émotionnelle.

Nous partons faire une petite balade et je vois que ça lui fait du bien… mais je dois prendre le taureau par les cornes et l’aider à aller mieux.


Mise à plat

Comme toujours quand je fais le point, j’ écris (ça vous étonne ?) Je liste tout ce qui a pu l'affecter:

  • douleur potentielle liée au calcul,

  • hospitalisation et anesthésie,

  • opération,

  • douleurs post-op,

  • antibiotiques (et troubles digestifs possibles),

  • changement alimentaire radical,

  • arrêt total de la mastication,

  • isolement social,

  • feux d’artifice répétés.


Pris séparément, chaque élément est gérable.

Mis bout à bout… c’était beaucoup trop en trop peu de temps


Ce que j’ai décidé de mettre en place


Soutenir Rackham sans nier ses émotions

Je ne voulais ni éteindre, ni masquer ses émotions. Mais l’aider à retrouver des capacités de régulation.


J’ai donc agi sur deux axes complémentaires :

  1. le soutien physiologique, je fais moi-même appel aux compléments alimentaires lorsque mon corps me le réclame (vitamine D, C, Magnésium, Sélénium, Zinc…) Donc pourquoi pas pour lui

  2. les besoins fondamentaux : On va reprendre une vie sociale normale mais en attendant il faut que j’agisse de l’intérieur.


Le soutien physiologique (compléments- mis en place à partir du 13 janvier)

 

Probiotiques – Fortiflora (Pro Plan)

Posologie : 1 sachet de poudre / jour sur l’alimentation

Axe intestin–cerveau : Une grande partie des neurotransmetteurs impliqués dans le stress (dont la sérotonine) est influencée par la flore intestinale.

Objectifs :

  • soutenir l’intestin après la prise d'antibiotiques,

  • améliorer le confort digestif,

  • agir indirectement sur l’état émotionnel.

  • En plus Maverick y a droit aussi (c’est presque les mêmes souches),


Fleurs de Bach – Rescue Pets – Recommandée par une cliente qui se reconnaitra

Posologie : 4 gouttes matin et soir (sans alcool)

À quoi ça sert (et ne sert pas) : Ce n’est ni un calmant ni un sédatif, mais un soutien émotionnel doux.

Objectifs :

  • accompagner l’état de choc émotionnel,

  • soutenir l’adaptation,

  • sans inhiber les émotions.


Zylkene – recmmandée par la photographe attitrée de Rackham

Posologie : 2 gélules le soir, dans l’alimentation

Fenêtre de tolérance émotionnelle Le Zylkene aide à élargir la capacité à gérer les stimulations, sans éteindre les réactions.

Objectifs :

  • soutenir le système nerveux,

  • faciliter la récupération émotionnelle.


Oméga 3 – Huile de saumon Pet Balance Support

Posologie : 15 ml le soir(Sans purines, EPA + DHA)

Pourquoi les oméga 3 : Effet anti-inflammatoire, soutien cutané et neurologique.

L’huile de saumon ne contient pas de purines contrairement au saumon (protéine)


Soin cutané local – Ermidra® spray

Posologie : une fois par jour (le soir quand il est calme sur les zones concernées)

Ermidra® est un spray dermatologique conçu pour :

  • hydrater la peau,

  • soutenir la barrière cutanée,

  • apaiser les peaux fragilisées ou réactives.

Il ne s’agit pas d’un médicament, mais d’un soin de confort, ce qui correspondait exactement à mon objectif à ce stade.


Alimentation complémentaire – Sanalio (poisson blanc & œufs)

Réintroduite progressivement, en complément de l’alimentation médicale.

Objectifs :

  • plaisir/variété alimentaire,

  • soutien digestif,

  • satisfaction émotionnelle.


La logique de synergie

  • Intestin soutenu (probiotiques + oméga 3) → action indirecte sur le cerveau

  • Soutien émotionnel direct (fleurs de Bach + Zylkene)

  • Soutien de la peau (Ermidra + Sanalio)

  • Compatibilité totale → utilisation simultanée sans surcharge


Répondre à nouveau aux besoins fondamentaux

Focus léchage & mastication

Le léchage

Tapis préparés à l’avance, moments calmes et prévisibles.

Le léchage favorise l’auto-apaisement via la libération d’endorphines.

La mastication

Réintroduite occasionnellement (cheesebone), avec prudence.

La mastication est un besoin, pas une récompense.


Pourquoi s’arrêter là (pour l’instant)

J’ai volontairement choisi de ne pas aller plus loin dans cet article et de le continuer plus tard quand j'aurai des resultats.


La reprise des balades de groupe et des interactions sociales va également reprendre progressivement, avec observation spécifique.

Cela me permet :

  • de ne pas multiplier les changements, d'y aller molo

  • de noter les évolutions… ou leur absence,

  • et d’assumer, si nécessaire, un ajustement ou une remise en question.


Accompagner un chien, ce n’est pas appliquer une recette.

C’est observer, ajuster, apprendre.


To be Continued


A très vite - Laeti et Rackham

Commentaires

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Ajouter une note
bottom of page